Centre Expert en Médecine Esthétique

Docteur Jérôme Quezel-Guerraz

Centre de Médecine Esthétique et Lasers Médicaux

Spécialisé dans le rajeunissement médical de la face et du cou

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La carboxythérapie en Médecine esthétique

La carboxythérapie n'est pas un traitement récent. Elle bénéficie d'un recul de plus de 70 ans. Les premières applications datent des années trente où les médecins ont mis en évidence des effets intéressants du CO2 dans le traitement des troubles artériels des jambes. Des centaines de milliers de traitements ont été effectués dans cette indication sans effets secondaires notables. 

La carboxythérapie a-t-elle des applications médicales en dehors de l'esthétique ?



La carboxythérapie est une technique dérivée de la mésothérapie. Le principe du traitement réside dans le fait d'injecter du gaz carbonique médical stérile sous la peau ou dans la peau suivant les indications thérapeutiques ou esthétiques. La technique dispose d'un recul de plus de 70 ans dans les pathologies vasculaires et d'environ une huitaine d'années pour les traitements esthétiques du relâchement cutané.

Effets sur la microvascularisation  

Les effets de la carboxythérapie portent sur une intensification de la circulation sanguine locale et régionale dans la zone traitée. Elle est due à un phénomène de dilatation des vaisseaux capillaires induit par le gaz CO2. De manière concomitante, on retrouve aussi une amélioration de la libération de l’oxygène à partir des globules rouges. Les globules rouges sont plus facilement déformables. Il en résulte un développement de la circulation sanguine de suppléance et donc un meilleur apport d’oxygène dans les tissus. Le CO2 dispose aussi d’une action antiseptique légère. 

Ces effets provoquent une meilleure oxygénation des zones traitées, mais aussi une amélioration de l’oxygénation des tissus cutanés superficiels. Ceci permet de mieux lutter contre l’hypoxie ou l’ischémie de certaines maladies vasculaires comme les artérites (artériopathies oblitérantes des membres inférieurs) ou le syndrome de Raynaud, la claudication des jambes, les syndromes ischémiques des membres supérieurs, mais aussi dans les ulcères artériels. .

Effets sur l'élasticité de la peau   

L’effet de la carboxythérapie sur l’élasticité de la peau est directement lié à l’amélioration de la micro-vascularisation sanguine et du métabolisme des zones traitées. La peau est mieux nourrie et mieux oxygénée. Elle est aussi mieux épurée. L’amélioration du fonctionnement de la peau conduit à une augmentation de son élasticité avec un effet de rajeunissement qui est utilisé depuis quelques années en médecine esthétique. . 

Le résumé des effets de la carboxythérapie

Effet sur la micro vascularisation, effet sur l'élasticité de la peau.

Effets sur la micro vascularisation  

Les effets de la carboxythérapie portent sur une intensification de la circulation sanguine locale et régionale dans la zone traitée. Elle est due à un phénomène de dilatation des vaisseaux capillaires induit par le gaz CO2. De manière concomitante, on retrouve aussi une amélioration de la libération de l’oxygène à partir des globules rouges. Les globules rouges sont plus facilement déformables. Il en résulte un développement de la circulation sanguine de suppléance et donc un meilleur apport d’oxygène dans les tissus. Le CO2 dispose aussi d’une action antiseptique légère. 

Ces effets provoquent une meilleure oxygénation des zones traitées, mais aussi une amélioration de l’oxygénation des tissus cutanés superficiels. Ceci permet de mieux lutter contre l’hypoxie ou l’ischémie de certaines maladies vasculaires comme les artérites (artériopathies oblitérantes des membres inférieurs) ou le syndrome de Raynaud, la claudication des jambes, les syndromes ischémiques des membres supérieurs, mais aussi dans les ulcères artériels. .

Effets sur l'élasticité de la peau      

L’effet de la carboxythérapie sur l’élasticité de la peau est directement lié à l’amélioration de la micro-vascularisation sanguine et du métabolisme des zones traitées. La peau est mieux nourrie et mieux oxygénée. Elle est aussi mieux épurée. L’amélioration du fonctionnement de la peau conduit à une augmentation de son élasticité avec un effet de rajeunissement qui est utilisé depuis quelques années en médecine esthétique. . 

La technique de Carboxythérapie

L’accueil de la patiente et l’interrogatoire sur l’évolution depuis la dernière séance

Le médecin s’informe de l’évolution depuis la dernière séance. Il en profite pour répondre aux éventuelles questions que la patiente peut se poser. Il évalue, avec la patiente, le ressenti des premiers résultats. Les informations sont consignées dans le dossier médical.

La préparation de la patiente pour la séance

La préparation pour la séance de carboxythérapie comporte obligatoirement un examen clinique préalable où le médecin va rechercher les signes de bonne tolérance de la séance passée. Il recherchera à suivre l’évolution de la peau et à repérer les éléments cutanés nécessitant une adaptation du traitement dans le sens d’une meilleure tolérance. Si les effets secondaires de la technique sont rares, le médecin s’attachera à les limiter au maximum. Aussi, il n’est pas judicieux de traiter une peau présentant une affection ou infection en évolution. De même, la présence de traitements esthétiques antérieurs peut imposer des délais avant d’entreprendre à nouveau un traitement de la cellulite par carboxythérapie. De même, la présence d’un traitement médical pour une pathologie aigue peut conduire à retarder la mésothérapie par CO2 afin de prévenir tout risque.

Une fois l’examen clinique de contrôle effectué, le traitement peut en général débuter. La patiente est installée confortablement. Le matériel stérile est préparé (aiguille de mésothérapie 30 G ultra fine à usage unique), la machine à carboxythérapie est mise en calibrage pour débuter le traitement. La peau à traiter est préparée et désinfectée afin de prendre toutes les précautions d’usage vis-à-vis des rares phénomènes infectieux.

Le traitement proprement dit

Le traitement par carboxythérapie est identique au traitement de mésothérapie à la seule différence qu’on injecte un gaz naturellement produit par l’organisme au lieu d’injecter des solutés. Le traitement dure généralement entre 15 et 45 minutes en fonction de l’étendue des zones à traiter. Le médecin repère la région à injecter et positionne l’aiguille avant d’injecter une faible quantité de CO2 en couche sous-cutanée. La taille de l’aiguille est très fine. Sa pose est donc indolore.

La peau peut ‘gonfler’ légèrement pendant l’injection. Il s’agit d’un phénomène normal. Le gaz est résorbé très rapidement car l’organisme l’élimine naturellement en quelques minutes. (L’organisme produit lui-même du CO2 et dispose des outils pour le recycler et l’éliminer rapidement). Le patient peut ressentir une forme de tension sous la peau puis une discrète chaleur dans les minutes qui suivent la séance. Il s’agit le plus souvent de la réaction vaso-active liée au CO2 (la vascularisation s’adapte à l’arrivée du gaz). C’est l’effet qu’on cherche à obtenir.     

Peut-on améliorer les cernes sous les yeux en carboxythérapie ? Cernes marrons sous les paupières ?

La carboxythérapie peut en effet être utilisée pour améliorer la couleur des cernes sous les yeux. Le geste technique s'effectuer par injection de CO2 sur une fine aiguille de mésothérapie (30G).

Le médecin pratique une injection du gaz médical en superficiel (intra-dermique). La réaction provoque un gonflement des paupières qui dure 2 ou 3 minutes. Il n'y a habituellement pas de douleur ni d'inconfort. L'action du gaz va provoquer une amélioration de la vascularisation des tissus et donc une meilleure capacité à résorber les dépôts marrons. En sus, l'injection provoque une amélioration des rides car la peau, mieux oxygénée, récupère une certaine élasticité.

Est ce que la carboxythérapie est indiquée dans le traitement des vergetures ?

La carboxythérapie peut, en effet, être utilisée car elle dispose de la propriété d'effacer ou d'atténuer les vergetures blanches ou nacrées. (Les vergetures récentes, rouges, sont plutôt traitées par laser car elles comportent une composante vasculaire). Le principe d'atténuation ou d'effacement des vergetures repose sur les propriétés qu'a le CO2 de stimuler la vascularisation des tissus et donc de 'doper' le fonctionnement des cellules mélanocytaires (produisant la couleur de la peau) et des fibres de collagène (chargées de l'élasticité / résistance de la peau). En provoquant un meilleur fonctionnement de la peau, on tente d'obtenir une recoloration des zones blanches / nacrées. La stimulation locale de la synthèse de collagène permet, généralement, de remettre en tension les vergetures ayant un aspect fripé. Le CO2 est injecté par aiguille de mésothérapie à des débits de 80 à 90 CC/min par petites piqûres de quelque dixième de seconde. L'afflux de gaz provoque un aspect de petites bulles qui rentre dans l'ordre en 5 minutes environ. Dans les quelques heures qui suivent, la zone reste rouge car le gaz provoque une dilatation des vaisseaux. 

Il faut en général 3 ou 4 séances pour améliorer le rendu des vergetures qui, si elles ne disparaissent pas totalement, sont généralement très améliorées.

Comment se passe un traitement du relâchement cutané du décolleté en carboxythérapie ?

Le traitement d'un relâchement de la peau du décolleté par carboxythérapie se fait en utilisant une méthode par injections très superficielles (intra-dermique). 

L'aiguille est insérée de façon rasante sous la peau pour rester dans le derme. Le débit du gaz est généralement de 80 à 90 CC/minute. L'arrivée du gaz provoque un décollement superficiel de la peau de la taille d'une pièce de monnaie. Le médecin effectuant les injections déplace l'aiguille de proche en proche de façon à couvrir toute la zone du décolleté. 


Comment fonctionne la carboxythérapie pour le relâchement de la peau du cou et décolleté ?

Le principe du traitement de carboxythérapie du relâchement du décolleté et de la peau du cou réside dans le fait d'améliorer l'élasticité de la peau. Les injections de gaz carbonique se font de proche en proche pour couvrir de petites surfaces de 3 ou 4 cm de diamètre. L'aiguille utilisée est très fine et seul le derme est visé par l'injection (injection intradermique). 

L'injection provoque un discret décollement de la peau en regard de la piqûre. La peau devient rouge sur toute la zone traitée. C'est une réaction normale traduisant une efficacité du CO2 sur la zone prise en charge. L'absence de rougeur réactionnelle traduit une injection trop profonde et donc inefficace. L'érythème produit reste généralement en place pendant quelques minutes. C'est une réaction de vasodilatation réflexe au passage du CO2

Les séances provoquent une stimulation de la synthèse de collagène qui va améliorer la tonicité de la peau et diminuer les rides. On compte habituellement de 4 à 6 séances pour prendre en charge le relâchement du décolleté.

La carboxythérapie fonctionne-t-elle sur les peaux d'origine Maghreb ou les peaux noires ?



La carboxythérapie peut être utilisée sans difficulté sur les peaux d'origine africaine, sur les peaux d'Amérique du sud ou les peaux asiatiques. Pour ce qui concerne les peaux sud américaines et d'origine Maghreb ou d'Afrique noire, il semble, d'après les premiers retours d'expérience que les résultats soient plus rapides que sur les peaux blanches.

La séance s’articule autour de plusieurs étapes essentielles 

Les propriétés du gaz carbonique sur les vaisseaux sont connues depuis les années 20 (1923). On l'utilisait d'abord en bains de bulles puis en injection pour traiter les artériopathies des membres inférieurs (artérites) des patients. Le développement de la vascularisation n’induit pas le CO2 permettait de soulager l'état d'ischémie des membres malades. 

On retrouve aussi des indications dans le traitement des ulcères veineux et artériels des membres inférieurs où des études montrent que l'injection de CO2 permet de raccourcir le temps de cicatrisation. 

On peut également utiliser la carboxythérapie en complément dans les traitements des maladies touchant la micro vascularisation comme, par exemple, le syndrome de Raynaud. Des applications moins vérifiables ont été recherchées pour freiner la chute des cheveux ou encore améliorer certains troubles de l'érection liés à des pathologies vasculaires, mais le recul et la faible quantité des publications scientifiques sur le sujet impose la prudence sur ces derniers points.