Centre Expert en Médecine Esthétique

 Docteur Jérôme Quezel-Guerraz

Centre de Médecine Esthétique et Lasers Médicaux

Spécialisé dans le rajeunissement médical de la face et du cou

19 Espace Méditerranée - 66000 Perpignan

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L'acide hyaluronique, ou comment supprimer les rides disgracieuses en quelques minutes, sans douleur et sans risque !


L’acide hyaluronique est un produit de comblement d’origine synthétique (non animal). 

L’acide hyaluronique est un composant naturel du derme.

L’acide hyaluronique est un produit de comblement dégradable pour traiter les rides, les sillons et les plis. C’est aussi un produit volumateur (lèvres, joues). De plus ses propriétés hygroscopiques lui permettent de réhydrater le derme en emprisonnant les molécules d’eau circulantes.


 DEROULEMENT DES SEANCES

  • Les injections d'acide hyaluronique peuvent être douloureuses aussi un anesthésiant préalable vous sera propose ainsi qu’une prémédication contre de possibles hématomes.
  • Prévoir de rester tranquille, de ne pas s’agiter après les injections.
  • Une fois votre peau bien anesthésiée, l’injection est indolore.

RYTHME DES SEANCES

  • Lors de la première séance 1 seringue pour des rides peu marquées ; sinon 2 seringues à 1 mois d’intervalle pour des rides marquées ou pour des zones multiples.
  • Puis 1 injection d’entretien tous les 6 à 9 mois.

Rappel : L'acide hyaluronique est une substance présente à l'état naturel dans le corps. Il permet une hydratation de la peau et ajoute du volume à celle-ci. 1/3 de l'acide hyaluronique est remplacé chaque jour dans notre corps, sa présence se réduit avec l'âge. L'acide hyaluronique  est utilisé par de nombreuses spécialités médicales, en ophtalmologie, en rhumatologie, en chirurgie esthétique et en dermatologie esthétique.

Résultat à 15 jours d'une restructuration d'une bouche à l'acide hyaluronique réticulé (Surgiderm 30)

Photos du Docteur Quezel-Guerraz (reproduction interdite)

 

 


Résultat à 8 jours de restructuration d'une lèvre chez une femme jeune à l'acide hyaluronique réticulé (JuverdermUltra). Résultat durable jusqu'à 12 mois. L'aspect naturel a été conservé afin de garder la personnalité initiale de la patiente

Photos du Docteur Quezel-Guerraz (reproduction interdite)






Traitement de la vallée des larmes et des cernes : une nouvelle approche technique
Groupe de Réflexion en Chirurgie Dermatologique – Aix en Provence 2007
(article et intervention orale du Docteur Jérôme Quezel-Guerraz, Perpignan, France)

1. Contexte médical

La correction des cernes est souvent un marché de produits cosmétiques d’automédication ou de soins des esthéticiennes. Un grand nombre de marques de cosmétologie et de parapharmacie ont des allégations qui rendent difficile une prise en charge codifiée. Après des années de soins plus ou moins efficaces, le ou la patiente se tournera le plus souvent directement vers un chirurgien. De ce fait la correction des cernes échappe souvent aux médecins esthétiques et dermatologues.

Les cernes sont pourtant un élément souvent d’apparition précoce, les signes cliniques pouvant se manifester avant 30 ans. Cependant ces symptômes sont souvent vécus comme une fatalité ne s’inscrivant pas dans le cadre nosologique du vieillissement, mais pour le patient c’est soit un signe d’hérédité familiale soit un état de fatigue « accepté » dans notre monde basé sur le stress et le travail. Peu ou pas de consultation précoce pour ce symptôme alors que les consultations pour d’autres signes cliniques esthétiques plus mineurs sont fréquents.

A ces éléments de contexte liés au patient s’ajoute la crainte personnelle du praticien à traiter cette zone pour 3 raisons essentielles :
- une zone anatomique qui fait souvent peur, et qui apparaît comme tabou pour la plupart d’entre nous, du fait de la complexité anatomique et des risques vrais ou perçus
- la difficulté de choisir la bonne indication, la bonne technique et le bon produit
- la quasi-absence de publications et de formation des praticiens à ce geste à mettre en perspective avec la pléthore de formations souvent inutiles et/ou redondantes sur les injections de toxine botulique et les comblements de la bouche ou des sillons naso-géniens.

Pour illustrer ce propos une étude récente à paraître, initiée par les laboratoires Procytech, laissant libre choix aux investigateurs sur la zone à corriger avec un de leur produit de comblement, a montré que seulement 2% avait été injecté dans la vallée des larmes, 38 % dans les sillons naso-géniens et 41 % dans les lèvres.

2. Rappels anatomiques

Les cernes en creux sont au plan topographique situés entre le sillon palpébral inférieur, le sillon naso-jugal, et le sillon malaire. A l’exploration anatomique, en coupe transversale on retrouvera différents plans : la peau, le fascia sous cutané, un muscle strié : le muscle orbiculaire, une couche sous musculaire, une couche fibreuse, une couche musculaire lisse, et le plan cellulo-graisseux.




3. Rappels cliniques

Les cernes s’inscrivent globalement dans le cadre nosologique du vieillissement par squelétisation ; cependant les cernes se retrouvent dans tous les types de vieillissement et il est difficile de les sectoriser si on veut définir des cadres cliniques transversaux et plus généraux. Cependant il faudra distinguer les cernes en creux qui sont plus notre propos, de l’œil creux, des poches avec cernes en creux, et du cerne foncé. Dans tous les cas l’examen clinique devra être précis et rigoureux par rapport à l’ensemble du visage, afin de bien poser les indications et la stratégie thérapeutique médicale ou chirurgicale.

Les cernes en creux correspondent à une modification structurelle de la zone sous orbitaire avec involution et/ou ptose de la masse graisseuse. Cette modification volumétrique génère des plis cutanés, et des fines ridules. Cet effet cerne est souvent accentué lors de la modification volumétrique concomitante de la zone malaire créant un effet double poche très handicapant au plan esthétique et difficile au plan thérapeutique.

4. Traitements

4.1. Traitements chirurgicaux

- lambeau musculaire
- greffe de graisse autologue

4.2. Traitements médicaux

Si l’approche thérapeutique au plan intellectuel semble facile dans des mains expertes, à savoir redonner du volume à une zone qui a perdu sa structure volumétrique initiale, la difficulté réside plus, au-delà du geste, dans le choix du produit.

- les produits de comblements non résorbables, type BioAlcamid et Aquamid, semblent proscrits dans cette zone tant par leur nature, leur structure, le risque de complications,…ils sont éventuellement du ressort des chirurgiens qui seront plus à l’aise dans la gestion d’un éventuel problème.

- l’acide polylactique (Sculptra, NewFill) semble, même si je l’ai beaucoup utilisé dans cette zone, peu adapté car peu maniable à l’utilisation. De plus la non prédictibilité de l’efficacité, le nombre de séances, et les risques importants d’effets secondaires à type de granulomes à corps étrangers. Il sera réservé au traitement des HIV + en trithérapie en raison de son intérêt économique certain pour cette population de patients.

- les cristaux d’hydroxy-apatique type Radiesse est un produit particulièrement intéressant et prometteur en tant que produit de comblement volumateur dans le rajeunissement de la face. Cependant son utilisation dans la correction des cernes semble difficile compte tenu de sa maniabilité, de sa viscosité, mais surtout de sa couleur blanche qui en fera un produit potentiellement visible.

- les acides hyaluroniques (AH) réticulés classiques, s’ils ont une place incontournable dans d’autres indications apparaissent, comme moins adaptés à cette indication du fait de leur faible efficacité dans le temps en particulier sur une zone difficile à traiter et aux effets secondaires quasi systématiques. Il apparaît impossible de demander à un(e) patient(e) de revenir tous les 4 à 6 mois pour une correction de ses cernes en raison du risque d’éviction sociale. De plus les AH laissent souvent dans cette zone ou la peau est très fine une rançon colorimétrique bleutée qui perturbe la patiente et exige un maquillage adapté.

- le polyacrylamide à résorption lente type Outline Original apparaît comme le produit de référence pour le traitement des cernes en creux pour 4 raisons essentielles :

o son aspect invisible y compris en injection relativement superficielle
o sa maniabilité et sa viscosité tout à fait spécifique
o sa durabilité d’action qui autorise une éviction sociale éventuelle tous les 2 ans en cas d’effets secondaires immédiats lors de la réalisation de l’acte
o le mode d’action du produit et les faibles effets secondaires à terme (granulomes mous 0.1%, effets secondaires à prévalence inférieure à 1%)

L’injection sera faite après marquage, dans des conditions chirurgicales, en injection profonde sous le muscle orbiculaire sans contact osseux, dans le plan cellulo-graisseux. L’injection se fera en rétrotraçante avec une correction 1/1. Massage de la zone à minima, en raison de la fluidité du produit pour ne modifier la correction. L’opérateur se doit donc d’être très précis. La technique donne un résultat esthétique très satisfaisant tant immobile qu’à la contraction musculaire. Cependant les effets secondaires immédiats à type d’œdème, d’hématomes, d’ecchymoses peuvent être importants. Il est donc d’usage d’en informer le ou la patiente, d’autant qu’une reprise à 6/8 semaines est quasi systématique. Mais les enjeux esthétiques sont grands car les résultats peuvent être très spectaculaires, et avec le temps et l’habitude les effets secondaires sont rares.


5. Conclusion

La qualité et la multiplicité des produits de comblement permettent une segmentation fine dans leur usage (indication = produit), ce qui autorise les médecins à aborder sans complexe ni tabou la correction médicale des cernes en creux. La correction des cernes en creux devrait être une intervention de dermatologie/médecine esthétique quotidienne pour une pathologie esthétique souvent ignorée, d’autant que le polyacrylamide à résorption lente apparaît comme le produit présentant à ce jour le meilleur rapport coût/bénéfice tant pour le praticien que pour le patient.


L’auteur souligne sa totale indépendance dans la rédaction de cet article et ne bénéficie d’aucun soutien direct ou indirect de la part d’un laboratoire pharmaceutique ou société de distribution de produits médicaux ou paramédicaux
Pour plus d’informations : jqg@orange.fr

Références

Outline, Radiesse, BioAlcamid, Aquamid, Hydrafill, NewFill : données laboratoires, et dossiers d’enregistrement/Cours d’anatomie Pr Chevallier, Dr B.Portalier, Pr Escande (Paris V)/ G.Sasaki, SCaCPE, congrès annuel 2005/S.Morax, congrès d’hiver chirurgie occulo-plastique 2006/J.Quezel-Guerraz, étude NewFill dans le HIV/ J.Quezel-Guerraz, La revue du Médecin esthéticien 2005, Radiesse : mon expérience sur 1 an/Travail d’investigation et expérience personnelle dans l’étude d’évaluation de la tolérance et de l’efficacité de Outline, rapport préliminaire 2006/E.cabanis, Hopital des 15.20-pathologie de l’orbite/British journal of cancer, vol88,p84-89,13januray2003

,accryl…/interventions congrès IMCAS-SFCPE B.Ascher, P.Bui, B.Lafarge-Claoué, B.Hayot.




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